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  • Vendredi soir ou samedi matin :

    Appareillage effréné d'Auch ou de Lectoure en partance pour les Saintes Marie de la mer.
    Certes, les moyens de transport sont plus ou moins affriolants mais l'objectif est analogue: charger le plus possible d'instruments, le moins possible d' accoutrements et route vers les étangs, les chevaux, les torro et... les moustiques.

    Vendredi, 00h00 : premier obstacle ; une tempête soudaine abat des trombes d'eau sur la bucolique Mercedes. Les papalounes déjà sur place affrontent les eaux sans relâche pour aller, ensuite, se réfugier, par nécessité bien entendu, au café!

  • Samedi

    5h : arrivée de Barbie chez Jeff.

    5h et des poussières, arrivée de Lionel et Titiche

    6h : arrivée illustre de barbouille! Frais comme un gardon qui n'aurait pas vu d'eau depuis un bon moment...

    6h10 : appareillage. Le GPS prévoit une appontage à 9h50. Jeff est donc en charge de gagner 20 minutes pour être conforme au planning règlementaire de Fernand. Chose faite!

    9h28 : arrivée devant l' hôtel « le mirage »

    9h30 : arrivée au café et, après courbettes et compliments aux copains déjà sur place, préparation des troupes pour la manade. A quelques détails prêts, aucun anicroche, juste un peu d'adaptabilité : on quitte juste les chaussures pour des bottes en caoutchouc et, au pire, on adopte le pied nu et le pantalon remonté pour braver la gadoue marécageuse de la manade.

    10h15 : arrivée au mas. Quelques caballeros attachent des vachettes dans un box, surprise mais j'en reparlerai plus tard.

    10h30 : les instruments sont montés, les saxs ont des anches de merde, il manque une cale au pied de la caisse claire bref, on est fin prêts pour jouer « moelleux », suivant les instructions de Lolotte.

    10h35 : premier Ricard.

    10h40 : reprise de la symphonie, déjà un peu moins moelleuse, un peu plus imbibée bref un peu plus papalounes...

    11h : départ pour la ferrade. Les papalounes montent sur la remorque, attendent l'arrivée des gardians.

    11h30 : Après une explication intéressante et un appel à candidature pour participer à la ferrade, début des hostilités..

    11h40 : le premier torro est trié et....contre toute attente.... Fernand, tel un andalous piqué au vif par la fugue du bovin immuable et menaçant, déchausse ses claquettes et...saute dans la merde!

    Certes, Bambino l'aurait bien suivi, mais avec une troisième jambe, c'est moins fructueux. Quant à Angelo... il semblait comment dire... déjà lucide et averti!

    Après le premier torro, vint un deuxième!

    Même odyssée mythique.

    12h : Tanat' ne peut plus se retenir, il vire Noël du tracteur, prend le commandes et ramène les papalounes à destination.

    12h15 : rapatriement au mas, ouverture de l'apéro, prélude de l'aubade des papalounes.

    Ensuite, les heures s'enchainent, apéro, morceaux, apéros, chants, apéro, morceaux... bref, plus personne ne regarde l'heure, tout le monde profite!

    Hors du temps, hors des âges, nous sommes en Camargue, le ciel azur est sublime, le soleil éclatant illumine le crane de Jeff et de Titiche, Casa et Barbouille changent d'instruments et de registres... Tout est résolument unique, simplement parfait.

    17h : Après un repas typique bien mérité, les hostilités reprennent. Et c'est là qu'interviennent les vachettes dont je parlais plus haut... Tous sont invités à faire un tour dans l'arène et à s' élancer hasardeusement dans une course camargaise effrénée.
    Fernand ne se le fait évidemment pas dire deux fois et au bout de quelques minutes, contre toute attente, Casa se lance... et brille : passes près de la vachette dignes d'une partie d'inter ville, sauvetage à l'arrachée d'un inexpérimenté jeune sumo qui s'était trompé de conjoncture, contractures lombaires... Bref, un véritable yop à la fraise pour un fervent public conquis!

    18h : Clôture de la course camargaise.

    Départ pour l'antre de Dédé, gardian rencontré pour l' occasion. Sur place, apéro dans la terrasse de la hacienda entourée de chevaux camargais plus estupendos les uns que les autres. Aqui los caballos viven con los hombres, beben en sus vasos... todo se mezcla! Euh, pardon, je me laisse emporter mais là bas, l'espagnol est dialecte rituel!
    Et là, cavalcade de surprises: un cheval arrive, Dédé y monte Barbie, puis guillaume, photos, puis arrivée inattendue mais remarquée et appréciée d'une lignée gitane et de leurs guitares!

    20h : Retour au café « lou Gabian » pour y passer la soirée. Le genou de Bambi gonfle à vue d'œil, il expérimente une originale anesthésie inédite: la thérapie de rosé. Dimitri n'a aucun dommage mais essaie tout de même la cure de Bambi.

  • Dimanche:

    2h30 : après des imitations grandioses de dalida, du Piaff remanié en punk... fin du dernier set.

    Retour petit à petit des papalounes à l'hôtel. Certains ne peuvent se résoudre à aller se coucher et optent pour une ultime ballade en musique sur la plage.

    4h30 : après une douche froide mais nécessaire, les derniers papalounes ferment les yeux...

    9h : réveil programmé...

    10h30 : réveil effectif!

    10H32 : les séquelles de la veille se font sentir. Dos, tête, genoux, coups de soleil, tout se réveille!

    11h30 : finalement, tout le monde est debout pour l'abrivado: bref mais sympa, couverture avant de se rendre ...au café pour tambouriner un peu, grignoter assez, se désaltérer beaucoup!

    15h : ça sent malheureusement la fin. Le soleil est assidûment toujours là mais nous devons envisager le retour.

    16h : avant le décollage ultime qui émarge ce weekend féerique et légendaire, Angelo plante le décor de la prochaine pérégrination papalounesque: « Pour Duran, Short dégueulasse, nœud papillon, chaussures montantes et perruques. »

    Ça promet! Vivement qu'on y soit!

    Barbie Sax

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